Séance du 23/02/2022· Présentation· rapporteure de la commission des affaires sociales Alors que nous nous apprêtons à voter en lecture définitive la proposition de loi que j’ai déposée le 25 août 2020, c’est avec beaucoup de solennité, de sens de la responsabilité, d’émotion aussi, que je m’adresse à vous.L’avortement n’est pas un échec, une erreur de parcours ou un drame, mais une solution pour les femmes qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse. Or, pour certaines, le droit à l’avortement est formel, non réel. Écoutons-les : « J’ai 40 ans, je prends la pilule mais il peut arriver que j’oublie d’en prendre une. Toutefois c’est rare. Il y a quelques jours je me suis rend…
Je n’ai pas eu l’occasion de m’exprimer durant la discussion générale pour saluer le rétablissement de la rédaction de l’article 1er, qui permettra aux mères d’adjoindre leur nom à celui de leur enfant sans recueillir l’autorisation du père. Le rapporteur l’a rappelé à juste titre, ce changement bénéficiera aux mères divorcées ou encore aux femmes à la tête de familles monoparentales qui étaient à la merci d’une saisine du juge aux affaires familiales par leur ex-conjoint ou le père de leurs enfants.Les amendements nos 18 et 19 visent à mettre en avant la liberté de choisir son nom. J’estime q…
Séance du 10/02/2022· Titre· rapporteure Après plusieurs heures de débat, tout le monde, y compris le public qui a suivi nos débats, a pu comprendre qu’outre l’allongement des délais, cette proposition de loi visait à permettre aux sages-femmes de pratiquer des IVG dites « instrumentales », à supprimer le délai de réflexion infantilisant, à instaurer une obligation de délivrer une contraception d’urgence. Autrement dit, elle propose de multiples avancées pour lever les entraves actuelles à l’IVG. Avis défavorable.
Séance du 10/02/2022· Article 2 bis A· rapporteure L’article 2 bis A résulte de l’adoption, en première lecture, d’un amendement du groupe La République en marche à l’initiative de Mme Aurore Bergé ; il représente une avancée importante car toutes les femmes doivent avoir accès à la contraception d’urgence, partout en France. L’article prévoit également les sanctions en cas de manquement à cette obligation. Nous sommes défavorables à ces amendements de suppression.
Séance du 10/02/2022· Discussion générale Oui, madame Levy.
Séance du 10/02/2022· Discussion générale C’est peut-être le cas pour vous, mais…
Séance du 10/02/2022· Discussion générale· rapporteure Oui !
Séance du 10/02/2022· Article 2· rapporteure Je n’ai pas cité le CCNE !
Séance du 10/02/2022· Article 2· rapporteure Je n’ai pas cité le CCNE !
Séance du 10/02/2022· Présentation· rapporteure de la commission des affaires sociales Cette proposition de loi continue aujourd’hui son parcours… atypique. Cosignée par des députés provenant de huit groupes parlementaires, soutenue initialement par le groupe Écologie démocratie solidarité, qui y a consacré son unique journée d’initiative parlementaire, elle a ensuite été, grâce à ces nombreux soutiens, successivement inscrite à l’ordre du jour de notre assemblée par le groupe Socialistes et apparentés, puis par le groupe majoritaire, et enfin par le Gouvernement.Sans une telle mobilisation, cette proposition de loi n’en serait pas là ; sans votre volonté, mes chers collègues, d…
Séance du 10/02/2022· Article 2· rapporteure Il est défavorable à l’amendement no 43, ainsi qu’à l’ensemble des sous-amendements aux amendements identiques nos 5, 79, 102 et 140.S’agissant de ces amendements identiques, Marie-Noëlle Battistel et moi-même émettrons un avis favorable à titre personnel.Il est vrai que l’article 2 de la proposition de loi initiale prévoyait la suppression de la clause de conscience spécifique. Les députées ayant défendu les amendements visant à rétablir cette suppression les ont mentionnées : de nombreuses raisons peuvent être invoquées.Tout d’abord, nous savons que la clause de conscience spécifique est sou…
Séance du 10/02/2022· Article 1er ter· rapporteure C’est bien ce qui est en question !
Séance du 10/02/2022· Article 1er ter· rapporteure Je tiens à ce que ce soit clair. Quand cet article sera voté, si la femme veut réfléchir, elle pourra toujours prendre du temps pour le faire. Mais cet article vise à arrêter d’infantiliser les femmes : une femme qui a pris sa décision, qui sait ce qu’elle veut, peut le faire sans délai. Il peut y avoir des pressions dans les deux sens. Laissons donc l’intéressée décider si elle souhaite ou non avorter et quand elle souhaite le faire. J’y insiste : si l’article est voté, l’obligation de respecter le délai de réflexion sera supprimée, mais la femme aura toujours la possibilité d’attendre quaran…
Séance du 10/02/2022· Article 1er ter· rapporteure Rappelons de quoi il est question : l’article 1er ter vise à supprimer le délai de réflexion de quarante-huit heures après l’entretien psycho-social que la femme a demandé.
Séance du 10/02/2022· Article 1er bis· rapporteure Non justement, vous n’avez pas écouté, chère collègue !
Séance du 10/02/2022· Article 1er bis· rapporteure Oui, cela se prépare !
Séance du 10/02/2022· Article 1er bis· rapporteure Je ne vous comprends pas bien : vous nous dites que l’allongement des délais n’est pas la solution et que la réponse consiste à améliorer l’offre et l’accès, à former plus de personnel. La présente proposition de loi vise effectivement à ce que les sages-femmes puissent pratiquer l’IVG instrumentale. Nous savons que les sages-femmes sont beaucoup plus nombreuses que les médecins sur l’ensemble du territoire français, notamment dans les déserts médicaux. Il s’agit donc d’une vraie réponse pour les femmes éloignées des professionnels de santé. Par ailleurs, il s’agit non de forcer les sages-femm…
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Ah là là !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Ce n’est pas le sujet.
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Nous défendons la liberté de choix !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Justement !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Tout à fait !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Ce n’est pas le sujet, madame Ménard !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Arrêtez, madame Ménard !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure On a le droit d’avorter !
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Nous sommes défavorables aux amendements, parce que l’allongement des délais est une nécessité. Cette proposition de loi n’est pas le fait de députés hors-sol, comme vous le dites parfois, mais est inspirée par de nombreuses rencontres sur le terrain, à l’initiative de la délégation aux droits des femmes ou de moi-même. Certaines personnes consultées sont aujourd’hui dans les tribunes du public : elles nous écoutent et savent très bien quelle est la réalité de la vie des femmes.En première et en deuxième lecture, vous m’avez invitée à venir dans les salles où sont pratiquées les IVG. À mon tou…
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure La question n’est pas celle du droit des médecins à pratiquer une IVG ou de leur confort, mais celle du droit des femmes à disposer de leur corps.
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Vous évoquez des freins techniques, la réticence des médecins à assurer une pratique médicale ou leur confort ; moi, je vous parle du droit des femmes à disposer de leur corps.
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure Ce qui est un drame, c’est une grossesse non désirée, une grossesse menée à son terme contre la volonté de la femme. En revanche, ce qui n’est pas un drame et peut être vécu normalement, c’est une IVG bien réalisée par des professionnels de santé spécialistes de l’accompagnement des femmes.Je suis d’accord avec vous, un problème se pose concernant la formation des gynécologues obstétriciens ; c’est ce qui ressort des entretiens que j’ai menés, par exemple au CHU de Bicêtre. Mais ce problème existe dès maintenant, il n’est pas lié à l’allongement du délai légal.S’agissant de la caution médicale…
Séance du 10/02/2022· Article 1er· rapporteure de la commission des affaires sociales Je vais faire court, parce que nous avons déjà eu ces débats en première et en deuxième lecture, ainsi qu’en commission.Vous dites que l’IVG est un drame.