Merci, Jean-Paul !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Merci, Jean-Paul !
C’est avec un peu d’émotion que je m’adresse à vous ce soir pour clore plus d’une année de travail au service de cette proposition de loi. Vous le savez, ce texte final est le fruit de plusieurs étapes de construction.Nous avons passé des mois à travailler avec les organisations professionnelles agricoles qui ont toujours soutenu cette initiative, et que je remercie aujourd’hui, mais aussi avec des professionnels du droit rural dont je salue l’investissement et l’expertise.Nous avons bénéficié d’une analyse fine du Conseil d’État qui nous a permis d’ajuster le dispositif pour nous assurer qu’i…
Il vise à rétablir l’interdiction de la pratique de l’héliski, dans l’esprit de la loi « montagne » de 1985.Le droit en vigueur permet d’ouvrir des emplacements autorisés pour déposer des passagers en montagne à des fins de loisir : c’est ce que l’on appelle l’héliski. Ce type d’activité utilisé pour le ski hors piste, le VTT, ou encore l’alpinisme, constitue une régression importante de la législation de protection de la montagne. En effet, ces nuisances provoquant bruit, pollution et émissions de CO2 sont directement subies par la faune. Compte tenu de l’accroissement de la demande pour ce t…
J’ai l’honneur de vous présenter l’avis rendu au nom de la commission des affaires économiques sur la mission Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales. L’année 2021, avec son lot de catastrophes climatiques, a rappelé avec force les défis que doit relever notre modèle agricole. Nos priorités sont claires : assurer la souveraineté et la sécurité alimentaires du pays ; soutenir la transition agroécologique ; garantir le renouvellement des générations et offrir des revenus décents aux agriculteurs. Ces défis, le Parlement comme le Gouvernement en ont pleinement conscience. Nous n’avon…
Je pense au contraire que nous avons fait un pas en avant et j’y crois beaucoup. Vous évoquez le rapport de la mission d’information que vous avez produit avec Mme Petel. Énormément de travail a été fait et, à présent, je pense que la main est au Gouvernement. Avis défavorable.
Pour ce qui est de l’amendement no 184, qui demande un rapport sur l’opportunité, pour les agents des SAFER et des DDT, d’échanger des informations et de solliciter l’expertise et l’aide de la direction générale des finances publiques (DGFIP), cette possibilité existe déjà. Les services échangent autant que possible les informations pour parvenir à identifier le bénéficiaire de l’opération et à analyser le dossier. Les échanges sont réguliers, souvent journaliers ; des réunions sont organisées pour déceler les trous dans la raquette.En ce qui concerne l’amendement no 190, vous évoquez les rapp…
Défavorable, en référence au même article L. 141-1-2 du code rural et de la pêche maritime.
Un tel rapport ne serait que peu utile dans la mesure où les SAFER doivent, depuis la loi de 2014 que vous avez mentionnée – je cite l’article L. 141-1-2 du code rural et de la pêche maritime –, « [transmettre] à l’autorité administrative, dans les conditions prévues à l’article L. 331-5, les informations qu’elles reçoivent, en application du I de l’article L. 141-1-1, sur les cessions de parts ou d’actions de sociétés concernant des sociétés ayant obtenu une autorisation d’exploiter. Pour l’exercice de leurs missions et la transparence de leurs actions, les sociétés d’aménagement foncier et d…
Les investissements étrangers en France concernent, on l’a vu, un peu plus de 1 % des transactions, mais nous manquons de données sur l’identité des propriétaires des terres et sur leurs intentions à long terme. Nous espérons que le dispositif adopté permettra de freiner la tendance, mais la transparence du marché foncier fait déjà partie des missions de la Fédération nationale des SAFER (FNSAFER), comme précisé au 4o du I de l’article L. 141-1 du code rural et de la pêche maritime. Avis défavorable.
Même si je comprends le fond du sujet et que je partage votre préoccupation, vous sortez complètement du champ des mesures d’urgence prévues par la proposition de loi. La question est d’ailleurs plutôt celle des actifs étrangers qui viennent en France que celle des sociétés françaises à l’étranger. Je pense que le sujet que vous soulevez pourrait être débattu en commission des affaires étrangères. Je donne un avis défavorable.
Après le mot « excessive », j’ai souhaité ajouter les mots « des terres agricoles » pour être plus précis. Sous cette réserve, je donne un avis favorable à l’amendement. En tant qu’ancien enseignant, je pourrais même dire très favorable. En effet, ce dispositif s’appliquera, avec des adaptations, en Corse et en outre-mer. L’idée de notre collègue est très positive et j’espère que le Gouvernement y sera favorable ou qu’il émettra, à défaut, un avis de sagesse.
Les motifs de refus prévus à l’article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime ne sont opérationnels que dans le cadre d’une concurrence. La première demande d’autorisation est souvent celle de l’exploitant qui dispose ou a l’assurance de disposer d’un titre de jouissance. Le service instructeur réalise alors une publicité, comme pour toute première demande d’autorisation, pour ouvrir à concurrence. Le propriétaire restant libre de signer un bail avec l’exploitant de son choix, les autres candidats potentiellement intéressés peuvent être amenés à renoncer à présenter leur candidature.…
Il n’est pas question de réviser à la hausse – ni d’ailleurs à la baisse, comme la SAFER a l’occasion de le faire – le prix de cession des parts sociales. Avis défavorable.
Je ne reviendrai pas sur certains de vos propos, monsieur M. Potier, que je ne comprends pas, que je n’admets pas et qui, par différents aspects, me blessent un peu.J’évoquerai donc le fond de votre amendement. Il s’agit d’une copie conforme de l’article qui créait le dispositif en 2017 et qui, vous l’avez dit, a été invalidé pour moitié par le Conseil constitutionnel. Vous ajoutez simplement un délai de trente jours et la possibilité de recourir à un bail en interne.Ce dispositif coupé en deux, vidé de sa substance, est resté lettre morte. Codifié à l’article L. 143-15-1 du code rural et de l…
…peut faire du bien à certaines entreprises – nous connaissons divers exemples. Dès lors que la démarche est vertueuse et que l’investisseur respecte les règles du jeu, elle contribue à sauver certains secteurs – nous avons pu l’observer par exemple dans le secteur viticole, que nous connaissons bien. Ne bloquons donc pas l’arrivée d’investisseurs étrangers.Si, dans la région où il s’installe, l’investisseur dépasse le seuil fixé, il sera soumis à un nouveau contrôle. Ces deux contrôles – le premier par Bercy, le deuxième dans le cadre du dispositif – me semblent suffisants. J’émettrai donc un…
Je rappelle tout d’abord qu’un décret relatif aux investissements étrangers en France – IEF – a été pris en application des dispositions prévues par la loi PACTE, promulguée il y a deux ans. L’article 1er de ce décret précise que les investissements étrangers dans une entité stratégique ne sont possibles que sous certaines conditions. Ainsi, au-delà du seuil de 25 % de détention des droits de vote, ils sont soumis à une autorisation de Bercy. Parmi les activités concernées, citées à l’alinéa 9 du II, au titre de l’article L. 151-3 du code monétaire et financier, figurent « la production, la tr…
Vous aspirez à encadrer la création d’une SCEA et l’intégration d’associés. D’abord, je comprends bien quelle opération se cache derrière le terme « création » : il s’agit de l’apport d’immeubles aux sociétés concernées. Cette opération entre dans le champ du droit de préemption de la SAFER, l’apport étant une aliénation à titre onéreux portant sur un immeuble. Elle est donc déjà régulée.En revanche, l’intégration d’associés est insuffisamment encadrée juridiquement. Elle s’opérerait vraisemblablement par l’achat de titres sociaux, opération qui sera contrôlée dans le cadre du dispositif que n…
Si !
Nous ne contournerons rien du tout, monsieur Potier, puisque les critères en vertu desquels les dossiers seront instruits seront quasiment les mêmes que ceux appliqués par la CDOA et que le comité technique de la SAFER, au sein duquel toutes les organisations professionnelles seront représentées, sera composé des mêmes personnes. Le dispositif sera donc sécurisé. Avis défavorable.
En réponse à Mme Taurine, je rappelle qu’il a été décidé en commission que les autorisations seraient publiées sur le site internet de la préfecture. Chacun aura donc accès aux dossiers qui seront montés : une transparence complète sera assurée dans ce domaine.Pour le reste, j’ai déjà répondu : le texte n’a nullement vocation à affaiblir la CDOA.
Mais non !
Soyons clairs : il est question ici du rôle qui sera confié au comité technique de la SAFER. Le futur dispositif s’appuiera certes sur le comité technique tel qu’il existe actuellement, mais en appliquant de nouvelles règles. Reste que ses membres seront bien évidemment désignés selon les mêmes critères que ceux qui siègent à la CDOA. Avis défavorable.
Avis défavorable. Monsieur Potier, j’aurais aimé que vous nous exposiez les éléments scientifiques de votre comparaison et que vous nous donniez des preuves que le dispositif auquel nous travaillons depuis des mois avec l’ensemble des juristes, des organisations professionnelles agricoles et des professeurs de droit est aussi fragile que ce que vous dites.
Contrairement à ce que pensent certains collègues, je suis favorable à un droit d’entrée – M. Potier le sait bien. Je souhaite que le ministre travaille à le fixer, avec les SAFER, par arrêté, même s’il est symbolique. Sachez en tout cas que les SAFER ne nous ont jamais rien demandé.Si on peut évaluer le temps consacré à l’instruction des dossiers, on peut fixer le prix à payer. Cela sera justifié à mon avis, en tout cas, cela ne me gênerait pas. On verra ce que propose le ministère par arrêté. Je suis défavorable à l’amendement car, sur ce sujet, je m’aligne en quelque sorte sur le Gouverneme…
S’agissant des frais, la version initiale de notre proposition de loi comportait la précision suivante : « Les frais résultant [éventuellement] des mesures nécessaires à l’exécution des sanctions […] sont à la charge du contrevenant. » Nous avons supprimé cette phrase en commision à la suite de l’avis du Conseil d’État qui ne voyait pas l’utilité d’une telle disposition dans le cas d’une procédure conduisant à une amende administrative. Je pense que l’arrêté prévoira les éléments qui vont bien sur ce sujet. Avis défavorable.
Je ne vois pas l’intérêt d’encadrer précisément à ce stade les délais d’examen des requêtes dont sera saisie la juridiction administrative. Certes, les conséquences sont importantes, mais s’il y a fraude, la sanction de la nullité n’est pas aussi urgente que d’autres contentieux dont a connaissance le juge administratif, notamment en matière de libertés fondamentales. L’enjeu est surtout de permettre à l’autorité administrative de statuer rapidement dès lors que le projet d’opération est notifié. Je vous demande de retirer l’amendement ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.
Plusieurs arguments plaident contre votre idée d’introduire un avis supplémentaire, donné par la CDOA. Je les ai déjà évoqués, mais je vais les détailler à nouveau.Tout d’abord, contrairement aux comités techniques des SAFER, les CDOA ne sont pas composées uniquement de spécialistes du foncier agricole. À l’inverse, tous les spécialistes du foncier agricole de la CDOA siègent aux comités techniques des SAFER. Pourquoi cumuler les avis – qui seront probablement très proches – de deux instances différentes mais dont les membres sont quasiment les mêmes ? Pour simplifier la procédure – nous en av…
Oh là là…
Sur ce sujet, c’est le serpent qui se mord la queue !Dans l’introduction de mon rapport, j’évoque le référé de la Cour des comptes déposé au mois de juillet auprès du Premier ministre, qui recommande de permettre aux SAFER d’intervenir au sujet des parts sociales. Nous nous sommes appuyés sur cet avis positif. En outre, la Cour devrait publier prochainement un rapport qui lève les interrogations qui avaient pu s’élever précédemment et se montre très positif quant au rôle des SAFER. Elles se sont beaucoup améliorées et leur fonctionnement est désormais bien plus transparent. À mes yeux, il n’y …
Défavorable. Même s’il le sait parfaitement, je rappellerai à Dominique Potier que les personnes assurant le contrôle des structures sont globalement les mêmes que celles siégeant au comité technique. Comme je l’ai dit hier, les organisations professionnelles désignent généralement leurs membres les plus spécialisés en matière de foncier pour siéger au comité technique. Je trouve donc positif qu’ils soient les intervenants et qu’ils puissent être force de proposition. Au-delà des organisations professionnelles, les organisations environnementales sont également représentées.Hier, j’ai expliqué…