Séance du 28/05/2024· Police nationale à Sedan Je savais que les effectifs de policiers étaient en hausse dans les Ardennes, mais vous avez annoncé des effectifs stables au commissariat de Sedan ; si l’augmentation pouvait arriver jusqu’à Sedan, je vous en serais très reconnaissant !Merci d’avoir réaffirmé votre engagement en faveur du commissariat de Sedan. Vous le savez, les Ardennais sont volontaires et obstinés ; je reviendrai (Sourires) dans les semaines à venir pour obtenir un calendrier très attendu par la population.
Séance du 28/05/2024· Police nationale à Sedan Je souhaite d’abord réitérer ma confiance dans la police nationale au moment où elle a tant de difficultés à assurer la sécurité de nos concitoyens ainsi que la sienne propre. Ma question, qui concerne le commissariat de Sedan, s’adresse au ministre de l’intérieur.Elle porte en premier lieu sur les effectifs, trois fonctionnaires de police sont arrivés en renfort au mois de mai, tandis qu’un major doit partir à la retraite en juillet. Cependant, l’arrivée de deux fonctionnaires supplémentaires en juillet et de deux autres à l’automne avait été annoncée, soit par mutation, soit par affection en…
Séance du 13/05/2024· Texte de la commission mixte paritaire· rapporteur Je tiens à remercier les différents orateurs. Comme l’a très bien dit monsieur le ministre, les amendements nos 1 et 2 tirent les conséquences des modifications opérées par le texte lui-même. Par exemple, après l’ajout d’un alinéa à article 41-5 du code de procédure pénale, l’avant-dernier alinéa de cet article devient son cinquième alinéa. C’est très important pour la cohérence de notre droit. Le dernier amendement, comme l’a dit monsieur le ministre, vise à assurer la bonne application de ce texte en outre-mer.Avis favorable sur ces trois amendements.
Séance du 13/05/2024· Présentation· rapporteur de la commission mixte paritaire Je suis très heureux de m’exprimer aujourd’hui devant vous pour conclure le travail commencé le 25 avril 2023, lorsque j’ai déposé la proposition de loi améliorant l’efficacité des dispositifs de saisie et de confiscation des avoirs criminels à la présidence de l’Assemblée nationale. Ce texte est issu d’un travail collectif et transpartisan. Je remercie tous les députés qui ont présenté des amendements – nous en avons retenu un certain nombre, qui ont permis d’améliorer la proposition de loi. Je remercie également chaleureusement M. le garde des sceaux et ses collaborateurs, avec lesquels nous…
Séance du 05/12/2023· Discussion générale Mmes les corapporteures ont rappelé leur mobilisation de longue date dans ce dossier. J’y ajouterai mon propre témoignage.Nous sommes en novembre 2018. Le Gouvernement ayant accepté, plus tôt dans l’année, de mettre en œuvre un plan de relance des Ardennes – nommé le pacte Ardennes –, je remets au cabinet de M. le Premier ministre une série de propositions. L’une d’entre elles consiste à accorder à Sedan l’autorisation d’ouvrir un casino.La ville de Sedan a mal passé le XXe siècle. Elle qui a culminé à 24 000 habitants en compte désormais 16 000. Elle a subi de nombreuses crises. Elle possède …
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur …nous ne sommes franchement pas mûrs sur ce point. J’ai fait mon possible pour intégrer plusieurs de vos amendements, néanmoins, je ne vous suivrai pas s’agissant de celui-là. À défaut d’un retrait, avis défavorable.
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Nous devrons évidemment aborder ce sujet à moyen terme, au cours des cinq prochaines années. Depuis le début de nos débats, nous avons déroulé nos priorités ; toutefois, outre le fait que les rapports sont rarement très utiles,…
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Très bien !
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Je m’apprête à le retirer, monsieur le garde des sceaux ; inutile donc d’essayer de me convaincre que la disposition ne relève pas du domaine législatif.Toutefois, dans le rapport que nous avons rédigé avec Laurent Saint-Martin, nous avons utilisé une image très explicite : faire des greffes des tribunaux des gares de triage. Chaque fois qu’un objet y entrerait, il suivrait l’une des deux voies possibles : soit, s’il est nécessaire à l’établissement de la vérité – comme la voiture dans laquelle une personne a été tuée –, il est conservé durant toute la procédure ; soit, si tel n’est pas le cas…
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur …celui-là serait de trop. Demande de retrait. (Sourires.)
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Votre amendement prévoit, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, la remise d’un rapport évaluant l’effectivité de l’affectation sociale des biens confisqués à destination des associations et des collectivités locales, disposition que nous avons votée hier soir. Cela me semble tout à fait prématuré, étant donné les délais de mise en œuvre du dispositif. Toutefois, nous avons envoyé des messages très clairs à l’Agrasc, qui publie d’ores et déjà un rapport annuel : dans celui publié en 2022, elle fait ainsi état des trois ou quatre premières affectations immobilièr…
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Sur le fond, je suis très favorable à laisser l’Agrasc accéder à ce fichier ; d’ailleurs, en 2020, le législateur l’avait déjà autorisée à utiliser Patrim, le service en ligne de l’administration fiscale relatif aux ventes de biens immobiliers. Toutefois, cette disposition relève de la loi de finances – j’ai interrogé Bercy à ce sujet mais n’ai pas obtenu de retour, ce qui est compréhensible puisque, je le répète, cela relève de la loi de finances. C’est pourquoi, à mon grand regret, je vous invite à retirer votre amendement ; à défaut, je donnerai un avis défavorable.
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur J’ai suffisamment parlé de la ville de Nice pour aujourd’hui.
Séance du 05/12/2023· Après l’article 3· rapporteur Il vise à combler un vide juridique. En effet, en matière de biens mal acquis, la loi prévoit la restitution des recettes provenant de la cession des biens confisqués ; elle ne prévoit pas celle des biens n’ayant pas fait l’objet d’une cession, tels que les comptes bancaires. Nous proposons donc d’appliquer à ces derniers les mêmes règles de restitution qu’aux biens mal acquis cédés – comme un superbe appartement dans un quartier chic de Paris.
Séance du 05/12/2023· Article 3· rapporteur Je rappelle que l’article 1743 du code civil protège les locataires. Nous cherchons à trouver un équilibre entre le cas d’un occupant lié à une personne condamnée – il sera expulsé – et celui d’un occupant de bonne foi, dont la situation sera régie par le droit commun. Si nous retenons votre proposition, l’occupant de bonne foi ne sera pas soumis au droit commun – qui prévoit par exemple des délais de préemption ou le respect de la date anniversaire du bail –, mais à un système ad hoc.À ce stade, notre réflexion nous conduit à appliquer le droit commun à l’occupant de bonne foi. Or cet amendem…
Séance du 05/12/2023· Article 3· rapporteur La formulation « occupant de son chef » figure dans l’article L. 412-1 du code des procédures civiles d’exécution. Nous l’avons retenue parce qu’elle est tout à fait reconnue dans le droit civil français.
Séance du 05/12/2023· Article 3· rapporteur J’adresse mes remerciements à M. Terlier, qui a pris l’initiative de déposer cet amendement. Nous ne pouvions pas laisser le texte en l’état : une fois le bien immobilier confisqué, l’Agrasc aurait dû s’adresser à un juge civil pour procéder à l’expulsion d’éventuels occupants – la copine du voyou, ses enfants ou ses hommes de main. Cependant, il s’agit de ne pas pénaliser un locataire de bonne foi, qui ignore qu’un voyou a financé l’achat de l’immeuble avec l’argent issu d’un trafic, par exemple.Nous avons donc cherché la meilleure solution : l’ordonnance de confiscation vaut titre d’expulsio…
Séance du 05/12/2023· Article 3· rapporteur M. Colombani a anticipé les avis sur son amendement ! Premièrement, nous avons voté en commission ce qui s’apparente à une petite révolution : la confiscation obligatoire des biens saisis ayant été le moyen ou le produit de l’infraction. La voiture ou la fourgonnette utilisées par un cambrioleur ou un voleur de métaux sont des moyens d’infraction : elles seront désormais obligatoirement confisquées, sauf si le magistrat justifie le contraire. De la même façon, le produit de l’infraction qui a été saisi sera également obligatoirement confisqué. Nous avons renversé le droit : désormais, le princ…
Séance du 05/12/2023· Article 2· rapporteur C’est vraiment stupide !
Séance du 05/12/2023· Article 2· rapporteur Merci, monsieur le ministre.
Séance du 05/12/2023· Article 2· rapporteur Monsieur le ministre, ne me dites pas qu’il ne relève du domaine législatif, j’en suis déjà convaincu ! Il s’agit d’un amendement d’appel. Quand Laurent Saint-Martin et moi-même avons rédigé notre rapport, nous avons eu l’impression que les victimes n’étaient pas pleinement informées de leurs droits. Comme nous l’avons évoqué hier soir, cette proposition de loi contribuera à améliorer la situation, en portant à six mois au lieu de deux le délai de demande d’indemnisation par la victime, après la décision définitive de confiscation des biens de son débiteur. L’Agrasc a considéré qu’un tel délai…
Séance du 05/12/2023· Après l’article 1er bis· rapporteur Si le produit direct est accessible, on le prend ; si tel n’est pas le cas, par exemple parce qu’il est protégé à l’étranger, on prend son équivalent en valeur quand le mis en cause dispose d’un patrimoine en France. Il s’agit donc de confirmer que les mêmes règles s’appliquent, que le produit soit celui de l’infraction ou son équivalent en valeur. Le magistrat n’a pas à motiver sa décision ni à observer un éventuel principe de proportionnalité.
Séance du 05/12/2023· Après l’article 1er bis· rapporteur Actuellement, un magistrat peut saisir le produit d’une infraction sans devoir motiver sa décision. Prenons l’exemple d’un voyou qui retire 5 millions d’euros d’un trafic de véhicules avec l’étranger. S’il conserve son argent en France, on peut lui prendre ces 5 millions, parce qu’ils constituent le produit de l’infraction. Imaginons maintenant qu’il place cette somme à l’étranger. La confiscation en valeur permet alors au tribunal, constatant que le voyou a empoché 5 millions, de les récupérer en les prélevant sur son patrimoine détenu en France : peu importe que ces 5 millions soient directe…
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Nous pouvons certes aller plus loin, mais je ne pense pas que ce soit réaliste en l’état actuel des choses, pour les raisons techniques que j’ai exposées. Je me vois contraint de demander le retrait de l’amendement et, à défaut, d’émettre un avis défavorable.
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Par conséquent, si je suis tout à fait d’accord pour avancer dans cette direction, je pense que nous n’avons pas encore trouvé la bonne rédaction – peut-être la navette permettra-t-elle d’y remédier. L’Agrasc est en tout cas convaincue qu’il s’agit d’un sujet important. M. le ministre peut en témoigner, puisqu’il assiste aux présentations et aux ventes.
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Peut-être le voyou, écrasé par la honte, n’ose-t-il pas réclamer ce qu’on lui a pris. Mais il se pourrait tout aussi bien qu’un tribunal ait ordonné la confiscation sans mettre l’Agence au courant. Nous devons encore travailler pour rectifier cet état de fait ; le vote d’hier est une première étape. L’amendement ne me paraît, à cet égard, pas forcément opportun.Surtout, je me suis renseigné pour savoir combien de biens meubles corporels étaient saisis par an : on en compte 50 000 ! La publication d’une liste de 50 000 éléments ne me paraît pas relever de la meilleure des communications. Par ai…
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Sur le fond, je suis tout à fait d’accord, mais il me semble que nous n’avons pas encore trouvé la bonne formule.Première difficulté : l’Agrasc n’est pas au courant de toutes les saisies – je l’ai rappelé hier, avant que nous votions l’obligation d’informer l’Agrasc lorsqu’un tribunal confisque un bien. Je crois même vous avoir confié qu’il arrivait que l’Agrasc s’interroge sur la présence, dans ses comptes, d’un bien saisi depuis dix ans !
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Absolument !
Séance du 05/12/2023· Article 1er bis· rapporteur Cet amendement est particulièrement bienvenu. En effet, quand le législateur utilise un adverbe, c’est qu’il n’a pas les idées très claires. En outre, pourquoi mentionner spécifiquement les seuls JLD ? Avis favorable.
Séance du 05/12/2023· Après l’article 1er (suite)· rapporteur La fixation de la durée du contrat de mise à disposition d’un bien immeuble relève du décret. Par ailleurs, l’Agrasc, que nous avons auditionnée, ne nous a pas fait remonter de difficultés particulières en la matière. Je demande donc le retrait de l’amendement ; à défaut, je donnerai à regret un avis défavorable.