En moyenne !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
En moyenne !
Le rapporteur éprouve un vif enthousiasme pour cet amendement (Sourires), mais je voudrais quand même vous répondre à propos de l’outre-mer, pour que nous nous comprenions bien, monsieur Kasbarian : cela m’importe puisque vous êtes un député de la majorité. Vous reconnaissez donc qu’en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, à Mayotte, le haut niveau des prix est dû à un système d’importation monopolistique. C’est bien ce monopole qui pose problème puisqu’on est obligé d’inventer toutes sortes de dispositifs pour rétablir ce qui n’est même pas un prix de marché, mais résulte d’une évaluation …
C’est pour la cohérence du débat. Il n’y a qu’une chose que vous refusez de reconnaître, collègues, c’est la situation d’urgence sociale. Vous êtes pourtant des gens de réflexion ! Comment est-ce possible ?Si les dispositifs sont déjà dans la loi, madame la ministre déléguée, alors votez notre texte : il n’y a aucune objection à ce qu’il soit adopté, au contraire ! Il montre que la majorité a compris qu’il y a urgence sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.)Quant à la commission, elle est défavorable à l’amendement, sans surprise.
Il faudrait savoir ! On m’a expliqué en long et en large que notre texte allait à l’encontre de l’économie de marché, qu’il allait ruiner le pays et créer des pénuries. Vous nous dites pourtant, madame la ministre déléguée, que les dispositifs sont déjà dans la loi ! Non, ce n’est pas le cas, M. Bernalicis vient de l’expliquer.
Le rapporteur est favorable à l’amendement. J’utiliserai, madame la ministre déléguée, un argument « à la Guillaume Kasbarian » : il faut choisir ! Soit ce que nous racontons ne vaut rien, et il faut voter contre notre proposition. Soit les mesures techniques figurent déjà dans la loi, comme vous l’affirmez : dans ce cas, qu’est-ce qui vous empêche de voter notre texte, si tout est déjà prévu ?
La commission est contre l’amendement : un mot suffit pour résumer son avis. Écoutez plutôt les explications favorables à l’amendement, chers collègues, car elles peuvent aider à prendre en compte la misère de nos compatriotes. (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.)
Le rapporteur donne son avis ! On l’écoute, c’est intéressant.
Et ne croyez pas que la situation soit meilleure dans l’Hexagone : sur 1 euro perçu à la vente, un paysan ne récupère que 8 centimes ! Là aussi, un petit tour de vis ne ferait pas de mal pour remettre les compteurs à zéro. J’ai parlé des pâtes tout à l’heure : qui peut trouver cette situation normale ?
En faisant de ces territoires ses hubs vers les continents voisins, l’Europe concourt à cette situation ! Il faut changer tout cela ! En restant dans le cadre de la chère liberté du commerce et de la concurrence libre et non faussée, on n’obtiendra jamais d’autre résultat économique outre-mer : on ne produit pas localement, on fait ce que l’on peut avec l’octroi de mer et, à la fin, il faut contrôler les prix sans quoi personne n’arrive à vivre dans ces îles !
Le blocage des prix sur les marchés de détail n’était donc pas prévu, et M. Bernalicis n’a pas parlé pour ne rien dire.J’ai apprécié votre plaisanterie, collègue Kasbarian, même si l’opposition que vous faites est un peu formelle. Je vais vous dire pourquoi les prix ne sont pas satisfaisants et pourquoi il faut organiser des comités pour les surveiller : c’est en raison du monopole de l’importation qui, conjugué à l’octroi de mer, produit un effet de contrainte dont plus personne ne sait se dépêtrer. L’octroi de mer est en effet nécessaire pour financer les collectivités locales et pour établi…
Il faut absolument féliciter M. Bernalicis pour son exigence de précision. Et sur un sujet comme celui-là, nous serons tous d’accord pour considérer que cette précision est nécessaire : il s’agit de fixer les prix permettant aux producteurs de survivre. M. Bernalicis a donc raison de s’appuyer sur la démonstration qui lui a été faite par un syndicat de producteurs.Il est donc important d’être précis. Mme la ministre déléguée nous a indiqué tout à l’heure que M. Bernalicis ne faisait que proposer des dispositifs qui existent déjà. En tant que rapporteur, je dois dire que tel n’est pas le cas. L…
Donnez-nous des nouvelles de Caracas !
Mon avis personnel est extrêmement favorable. Cette proposition découle de l’expérience ; elle provient du terrain ; elle perfectionnerait le dispositif en le rendant plus efficace et plus souple – concernant des sujets aussi importants que celui-ci, l’intervention collective assouplit les choses et permet notamment d’éviter la vente à perte en cas de blocage des prix. La commission, de son côté, s’y oppose : mon devoir de rapporteur est de vous en faire part, ce qui prive d’ailleurs son président d’une occasion de me gourmander.
La commission est contre, le rapporteur est pour, ce qui n’étonnera personne. J’ajouterai toutefois, par égard pour la dignité du parlementaire que je suis, et peut-être pour celle d’autres encore, que Mme la ministre déléguée ne saurait objecter à un opposant qu’il parle tandis que le Gouvernement agit. Précisément, nous sommes l’opposition, et si nous venons au Parlement, c’est pour parler : ceux qui veulent se taire restent à la maison ! (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.)Qu’est-ce que vous nous reprochez ? Voulez-vous que nous déclenchions un putsch en Martinique ou en Guadeloup…
Ce n’est pas moi qui gouverne !
À titre personnel, je suis favorable à cet amendement, mais la commission y est défavorable et seul son avis compte.
Je vous le répète : il s’agit d’une mesure à prendre de manière urgente face à la situation dans laquelle se trouvent placés des centaines, des milliers, des millions de nos compatriotes. Voyez-vous, je ne sais pas comment ce pays tient en ce moment. Le prix du carburant est supérieur au niveau qu’il avait atteint au début de la crise des gilets jaunes. Il faut bien se rendre compte d’une chose : étant donné la manière toujours plus concentrée dont est organisé notre territoire, le besoin numéro un de tous ceux qui vivent dans les zones périurbaines est de pouvoir se déplacer, non par plaisir,…
Vous avez pris ces exemples, permettez-moi de les reprendre. Au nom de quoi, notre blocage des prix créerait un problème ? Si problème il y a, c’est parce que vous laissez entrer l’économie de marché dans tous les compartiments.Vous avez avancé des raisons de long terme, que je ne tiens pas à discuter maintenant. Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord sur l’économie de marché. Vous êtes persuadés que la concurrence libre et non faussée est le moteur de l’histoire et de la formation du bon prix. Je ne le crois pas et nous sommes nombreux à ne pas le croire, si nombreux que même le président du M…
C’est étrange, d’autant que ce n’est pas vrai, cela ne s’est pas passé du tout ainsi. (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.) En effet, après l’assassinat de Maximilien Robespierre en juillet 1794, il y a eu, en 1795, une énorme explosion populaire : les gens demandaient le rétablissement du maximum parce que les agioteurs en avaient profité pour augmenter les prix de manière incroyable. D’ailleurs, le débat n’était pas nouveau. Plusieurs d’entre vous – pardonnez-moi si je ne relis pas à chaque fois la liste que j’ai soigneusement tenue de ceux qui ont avancé des arguments dans leur int…
…des gens qui ont froid, des gens qui ont faim, des gens qui ne peuvent plus se déplacer. J’aurais pu le faire, mais il m’a semblé que mon rôle de rapporteur m’amenait à procéder autrement. Mon collègue Ugo Bernalicis s’est chargé de vous dire les vraies vérités, et je m’en sens dispensé.Quelqu’un a dit que notre texte participe d’une campagne électorale : oui, ce n’est pas une honte, quand on est un démocrate, de participer à une campagne électorale, et ce n’est pas une honte de le faire à l’Assemblée nationale, qui est le cœur de la démocratie de ce pays, quatre-vingt-dix jours avant une trè…
Je retourne à la tribune pour répondre aux orateurs, sinon je ne peux pas enlever mon masque. Il est très pénible de suivre une discussion avec un masque.Je remercie tous les collègues qui ont donné leur avis sur la proposition de loi du groupe La France insoumise. Il m’a semblé que leurs propos manquaient parfois de nuance. (Rires sur tous les bancs). Cher collègue Kasbarian, cela fait un moment qu’on n’avait pas comparé ma proposition avec la situation du Venezuela. Je veux juste pointer un petit élément qui devrait modifier votre raisonnement : ce pays subit un embargo, ce qui, je crois jus…
Ah, Castellani !
Et les pâtes !
Voilà ! Eh bien, je vais vous régler ça, moi !
Eh oui !
Ah, pourquoi ? Il n’y a pas de honte !
Allez, Ugo, déchire !
Je vois que vous avez tout compris, cela fait plaisir !
J’en ai si peu l’habitude !
Et voici que ce sont les œufs, le pain, après tout le reste. Le blocage des prix devrait donc non seulement concerner les prix de l’énergie, mais également les cinq ou six premières consommations populaires de masse permettant aux gens de survivre. Des millions de familles sont touchées – je demande qu’on l’entende – avec une force particulière : imaginez-vous lorsque vous êtes devant votre télévision, avec vos gamins, et qu’apparaît une publicité disant que « chaque jour, vous devez, pour bien vivre et bien consommer, manger cinq fruits et légumes ». Ils demandent pourquoi tel n’est pas le ca…