Respect des principes de la République · Respect des principes de la République
Amendement n° 1526 Rejeté
M. Jean-Luc Mélenchon FIet 16 cosignataires· Séance publique· déposé le 28 janvier 2021· sort le 12 février 2021
En clair
Résumé en cours…
Article 28 · alinéa Alinéa 8
Dispositif
À la seconde phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :
« , qu’ils soient ou non »
Exposé sommaire
Par cet amendement, notre groupe parlementaire souhaite revenir à la version de la loi du 9 décembre 1905 avant que ne soit opérées des modifications sous le régime de Vichy. Si la majorité d'entre elles ont été supprimées à la Libération, certaines sont toujours en vigueur de nos jours. Ainsi perdure une loi du maréchal Pétain du 25 décembre 1942 !
En 1942, ce n'était plus la République mais le régime de Vichy. C'est donc au nom de cette loi signée par le Maréchal Pétain et jamais abrogée, que certains justifient l'investissement de fonds publics dans la construction ou dans la restauration d'édifices religieux et de lieux de cultes. En 1905, seules les réparations des monuments classés pouvaient être prises en charge par une collectivité ou l'Etat, version à laquelle nous entendons revenir avec cet amendement.
Cette restriction signifiait que s'il est légitime, dans l'intérêt général, d'entretenir le Patrimoine national, il ne l'est pas de donner un privilège financier à une religion, qui ne doit engager que ses fidèles et non la puissance publique. La rédaction modifiée par le régime de Vichy permet donc de contourner le deuxième principe de la loi de 1905 selon lequel "la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". En somme, l'argent retiré au bien commun est attribué à des intérêts particuliers.
Cosignataires
Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud, Michel Larive, Danièle Obono, Mathilde Panot, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Sabine Rubin, François Ruffin, Bénédicte Taurine
Scrutin public
Pas de scrutin public : sort « Rejeté » décidé à main levée ou sans vote.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.