Justice : réforme de la prescription en matière pénale · réforme de la prescription en matière pénale
Amendement n° 3 Rejeté
M. Bernard Gérard LES-REPet 18 cosignataires· Séance publique· déposé le 3 mars 2016· sort le 10 mars 2016
En clair
Résumé en cours…
Article PREMIER · alinéa Alinéa 18
Dispositif
Supprimer l'alinéa 18.
Exposé sommaire
Le dernier alinéa de l’art. 9‑1 du code de procédure pénale tel que rédigé par la proposition de loi précise que les causes d’interruption sont applicables aux co-auteurs et complices de l’infraction pénale (« ces règles sont applicables aux personnes qui ne seraient pas visées par l’un des actes mentionnés aux alinéas précédents »). Il vise ainsi à légaliser une pratique de la Cour de cassation.
Cette précision apparaît toutefois comme inutile. En effet, la responsabilité pénale du complice est subordonnée à la démonstration de l’existence d’une infraction principale support de son acte de complicité et donc d’une infraction non prescrite.
Cette extension des causes d’interruption aux co-auteurs d’une infraction remet également en cause l’autonomie des responsabilités pénales. La coaction ne fait en effet pas disparaître la responsabilité pénale du fait personnel, puisque les coauteurs agissent de concert, mais que chacun accomplit son infraction propre. Leurs prescriptions doivent donc être dissociées.
Cosignataires
Laurence Arribagé, Bernard Brochand, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Pierre Decool, Christian Estrosi, Laurent Furst, Sauveur Gandolfi-Scheit, Bernard Gérard, Patrick Hetzel, Thierry Lazaro, Frédéric Lefebvre, Lionnel Luca, Pierre Morel-À-L'Huissier, Josette Pons, Claudine Schmid, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Éric Straumann
Scrutin public
Pas de scrutin public : sort « Rejeté » décidé à main levée ou sans vote.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.