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Amendement n° 319 Sans sort

M. Jean-Pierre Blazy SRCet 3 cosignataires· Séance publique· déposé le 27 novembre 2014· Irrecevable
En clair
Résumé en cours…
Article 11

Dispositif

I. – Le premier alinéa du IV de l’article 1609  quatervicies  A du code général des impôts est ainsi rédigé : « IV. – Le produit de la taxe peut enfin être affecté, dans la limite de la moitié du produit annuel de la taxe, au remboursement à des personnes publiques des annuités des emprunts qu’elles ont contractés ou des avances qu’elles ont consenties pour financer des travaux de réduction des nuisances sonores prévus par des conventions passées avec l’exploitant de l’aérodrome sur avis conforme de la commission prévue par l’article L. 571‑16 du code de l’environnement et du ministre chargé de l’aviation civile. La convention définit la durée de l’avance. Dans le cas prévu au deuxième alinéa du I, et lorsque l’exploitant est identique pour les deux aérodromes, une partie du produit de la taxe perçue au titre de l’un des deux aérodromes concernés peut chaque année être affectée par l’exploitant au financement des aides aux riverains de l’autre aérodrome ou au remboursement des avances consenties par l’exploitant au titre de l’autre aérodrome, dans les limites du plafond mentionné au I. ». II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Exposé sommaire

L’article 11 réforme la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA) prévue à l’article 1609 quatervicies A du code général des impôts. Il propose notamment des modifications des tarifs et des groupes de la taxe. La situation du dispositif d’aide aux riverains est extrêmement critique pour la région parisienne du fait d’un effet de ciseaux entre d’une part des décisions positives (élargissement du périmètre du Plans de Gêne Sonore (PGS), maintien de l’aide à 100 % qui demeure néanmoins plafonnée) et d’autre part des décisions négatives (baisse des tarifs à la demande du secteur aérien et plafonnement du produit de la taxe dans le cadre de la loi de finances 2014). Du fait d’une liste d’attente très importante, le délai étant estimé à 3 ans pour Paris Charles-de-Gaulle, aucun dossier n’a pu être honoré en 2014 concernant cet aéroport. La hausse de la TNSA en région parisienne prévue à l’article 11 ne pourra apurer l’ensemble de ces demandes légitimes, d’où la nécessité de prévoir des avances pour répondre à cette urgence. En effet, le produit national attendu est estimé à 43 millions d’euros en 2014. La taxe étant plafonnée à 48 millions dans la loi de finances 2015, 5 millions d’euros supplémentaires seulement pourront être perçus l’année prochaine, loin de pouvoir répondre au 70 millions d’euros nécessaires en région parisienne. Cet amendement permettrait aux exploitants d’aérodromes de consentir des avances remboursables sur le produit de la TNSA dans le cadre d’une convention signée avec l’État, et dans la limite de la moitié du produit annuel de la taxe.

Cosignataires

Jean-Pierre Blazy, François Pupponi, Gérard Sebaoun

Scrutin public

Pas encore examiné.

« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.