Article 10
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
L’article 10 modifie le motif de licenciement retenu en cas de refus de mobilité dans le cadre d’un accord de mobilité. Il ne s’agirait plus d’un licenciement pour motif économique mais d’un licenciement pour motif personnel.
Cet article entend relancer le débat qu’il y avait eu sur l’article 10 de la loi dite de « sécurisation de l’emploi » qui a fait de la mobilité interne dans l’entreprise un instrument négocié et articulé avec la GPEC pour mettre en place des mesures collectives d’organisation du travail et d’évolution des salariés, en dehors de tout projet de licenciement. La mobilité interne se caractérise par un changement de poste et/ou de lieu de travail au sein de la même entreprise.
Le changement de motif de licenciement serait contraire à l’article 8 de la convention 158 de l’OIT et ferait prendre un risque d’inconventionalité élevé, comme l’a rappelé le Conseil d’État dans l’avis qu’il avait rendu sur cette question.
En effet, si le licenciement était légalement présumé reposer sur « les nécessités de fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service », le juge ne pourrait plus contrôler sa cause, ce qui est contraire aux dispositions conventionnelles rappelées ci-dessus.
Cosignataires
Ibrahim Aboubacar, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Gérard Bapt, Gisèle Biémouret, Kheira Bouziane-Laroussi, Sylviane Bulteau, Marie-Arlette Carlotti, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Michèle Delaunay, Françoise Dumas, Richard Ferrand, Hélène Geoffroy, Jean-Patrick Gille, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Christian Hutin, Monique Iborra, Michel Issindou, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Gabrielle Louis-Carabin, Monique Orphé, Luce Pane, Martine Pinville, Denys Robiliard, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Jean-Louis Touraine, Jean Jacques Vlody, Olivier Véran