Réponse publiée le 08/09/2020
En matière de vœux, il est difficile d'analyser les ruptures de demandes de formation entre APB et Parcoursup, dans la mesure où la notion de 1er vœu n'existe plus dans Parcoursusp. En matière de propositions et de propositions acceptées, il apparaît que 92,2 % des bacheliers ultra-marins, avaient eu une proposition en 2017 et 94,5 % en 2018, soit une part supérieure de 2,3 points avec Parcoursup. La part de bacheliers ultramarins ayant accepté une proposition a, quant à elle, augmenté de 1,3 point passant de 80 % en 2017 à 81,3 % en 2018. La part des bacheliers ultramarins ayant accepté une proposition dans une filière sélective (STS, CPGE ou IUT) a progressé de 2,7 points en un an et s'établit à 30,7 % en 2018. Les résultats par département sont présentés dans le tableau ci-dessous. Au niveau national, les évolutions entre 2017 et 2018 sont de 1,2 point pour les propositions, de 3,8 points pour les propositions acceptées et de 2,9 points pour les propositions acceptées dans une filière sélective. Part des candidats ayant reçu au moins une proposition en 2017 Nombre de candidats bacheliers Pourcentage de candidats ayant eu une proposition à l'issue de la PN ou de la PC Pourcentage de candidats ayant accepté une proposition Pourcentage de candidats ayant accepté une proposition en STS, CPGE ou IUT Guadeloupe 4 432 92,1% 78,6% 29,9% Guyane 2 191 88,7% 76,7% 23,6% Martinique 3 529 91,5% 76,8% 31,9% Mayotte 2 529 91,0% 85,3% 25,2% La Réunion 8 597 93,7% 81,2% 27,4% TOM-COM et Nouvelle-Calédonie 2 455 88,5% 66,0% 28,8% France entière 539 774 93,2% 74,8% 30,9% lecture : 92,1 % des candidats de Guadeloupe ont eu une proposition et 78,6 % l'ont accepté Source : MESRI-SIES, APB campagne 2017 - traitement SIES Part des candidats ayant reçu au moins une proposition en 2018 Nombre de candidats bacheliers Pourcentage de candidats ayant eu une proposition à l'issue de la PP ou de la PC Pourcentage de candidats ayant accepté une proposition Pourcentage de candidats ayant accepté une proposition en STS, CPGE ou IUT Guadeloupe 4 480 94,5 % 80,8 % 33,3 % Guyane 2 087 95,2 % 82,2 % 29,4 % Martinique 3 608 93,8 % 80,3 % 34,6 % Mayotte 2 769 95,9 % 85,4 % 29,7 % La Réunion 9 757 94,2 % 80,5 % 28,5 % TOM-COM et Nouvelle-Calédonie 2 515 92 % 77,1 % 31,5 % France entière 562 596 94,4 % 78,6 % 33,8 % lecture : 94,5 % des candidats de Guadeloupe ont eu une proposition et 80,8 % l'ont accepté Source : MESRI-SIES, Parcoursup campagne 2018 - traitement SIES La part des entreprises dans les effectifs régionaux de recherche et développement est très faible dans les outre-mer (9,9 %) alors qu'elle approche les 60 % des effectifs dans l'Hexagone. Ces disparités sont identiques pour la part des chercheurs dans l'emploi régional. Il est demandé de préciser les actions du ministère visant à corriger ces écarts entre la France hexagonale et les outre-mer, notamment via la formation et l'emploi. « L'état de l'emploi scientifique en France – édition 2018 » fait apparaître une faible représentation des chercheurs dans le secteur privé en 2015 (9,9 % en 2015, France : 58,7 %) et dans l'emploi régional (2,8 %, France : 10,2 %). L'enquête R&D du MESRI-SIES indique que l'effort de recherche dans les territoires ultra-marins est essentiellement porté par les établissements publics. La part des chercheurs publics présents en outre-mer représente, en ETP, 1,3 % du potentiel national et celle des chercheurs privés 0,1 %. Le ministère a mis en place des mesures d'aides à la recherche et l'innovation permettant aux entreprises de développer leurs efforts de recherche. L'accueil de doctorants en entreprise avec l'aide de convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) permet de renforcer les échanges entre les laboratoires de recherche publique et les milieux socio-économiques. En 2017, 12 doctorants ont été accueillis par des entreprises ultra-marines. Le développement des activités privées est encouragé par le crédit impôt recherche dont peuvent bénéficier les entreprises des départements d'outre-mer. En 2014, le dispositif a bénéficié à près de 80 entreprises ultra-marines pour un montant de 16 M€. Dans le cadre du Programme Investissement d'avenir, l'université de Nouvelle-Calédonie a présenté un projet « Trajectoires pour la réussite des étudiants en Calédonie (TREC) », qui fait partie des lauréats de l'appel à projets « Nouveaux cursus à l'université » (juillet 2018). Financé sur 10 ans à hauteur de 6 M€, l'objectif est de favoriser la réussite en licence des étudiants en leur proposant des parcours adaptés à leurs besoins.