Séance du 21/09/2021· Article 1er(suite) Comme je le soulignais en commission, la notion de « temps très voisin » est particulièrement approximative et risque d’engendrer des jugements arbitraires, notamment parce que la durée des effets des substances psychoactives dépend de leur nature. Par exemple, les effets du cannabis peuvent durer de deux à dix heures quand ceux du LSD peuvent durer jusqu’à douze heures. Sans tenir compte de ces spécificités, comment savoir si l’ingestion du produit est effectivement à l’origine du comportement altéré de la personne ?Pourquoi ne pas créer une durée normative qui permettrait de s’assurer que ce…
J’ai bien entendu ce que vous indiquiez hier soir, monsieur le secrétaire d’État, et j’ai compris que nous partagions la même préoccupation. Le présent amendement vise à préserver par tous les moyens possibles l’unité familiale autour de l’enfant placé. L’enfant devrait pouvoir rester avec ses frères et sœurs mais, trop souvent, la capacité d’accueil des établissements ne le permet pas, et cela peut lui être gravement préjudiciable. Le dernier rapport de l’Institut national d’études démographiques (INED) le soulignait : la rupture des liens avec les frères et sœurs contre le gré de l’enfant pe…
Séance du 06/07/2021· Discussion générale Dans une question écrite que j’avais adressée en mars 2021 au ministère de l’intérieur, qui n’y a toujours pas répondu, je soulignais que les jeunes gens qui se font passer pour mineurs s’avèrent le plus fréquemment être majeurs. Je précisais que sur 939 demandes menées auprès des pays en rapport avec l’origine des délinquants, 96 % des 229 retours d’identifications reçus ont révélé que les soi-disant mineurs étrangers mentaient quant à leur âge et étaient en fait majeurs.Protéger les enfants, monsieur le secrétaire d’État, c’est d’abord vérifier que ceux que l’on prend en charge sont effectiv…
Séance du 06/07/2021· Discussion générale Avec plus de 300 000 enfants bénéficiant chaque année d’une mesure de protection de l’enfance, il semblait essentiel de se pencher sur ce sujet majeur. Ce projet de loi, qui tend à l’amélioration des conditions d’accueil et de la vie quotidienne des enfants bénéficiant de ces services, était donc bienvenu. Je regrette néanmoins qu’il s’inscrive dans un tel calendrier, au lendemain de l’adoption d’un projet de loi relatif à la bioéthique dont on peut remettre en question l’intérêt pour les enfants. Comme pour ce projet de loi voté le mois dernier, j’aurais aimé que dans le présent texte, il s’a…
Séance du 30/06/2021· Article 2 quinquies Mais non !
Séance du 28/06/2021· Discussion générale (suite) Et il en est ainsi tout au long du texte, que jalonnent des mesures inadaptées, imprécises décorrélées des réalités, excessivement liberticides. Ce qu’on appelle séparatisme est un problème moins d’arsenal législatif que d’application de l’arsenal existant par les juridictions. C’est pourquoi ce énième texte n’aura dans les faits qu’un impact marginal. (Applaudissements parmi les députés non inscrits.)
Séance du 28/06/2021· Discussion générale (suite) Le projet de loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme est soumis à la représentation nationale pour une nouvelle lecture. Ce qui pouvait être reproché à ce texte en première lecture subsiste toujours. La volonté de créer un arsenal législatif de nature à sanctionner les comportements d’une minorité entraîne, pour le plus grand nombre, une restriction de liberté excessive. Ce texte tombe dans le travers de la sanction collective pour mettre fin aux dérives de quelques fanatiques. L’historique de ce texte, depuis le début de son élaboration, est …
La limitation dans le temps de l’interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés est paradoxale, puisque l’alinéa 5 dispose déjà que la durée de l’interdiction est limitée à celle de l’événement concerné. Dans la rédaction actuelle, si un événement venait à durer plus de trente jours, l’interdiction deviendrait caduque passé ce délai. Il y a là un vide juridique préoccupant, puisqu’il crée potentiellement une situation d’insécurité.L’amendement vise donc à supprimer la limitation générale de la durée de l’interdiction, laquelle serait alors réellement alignée sur la durée de l’é…
Je peine à comprendre la tolérance avec laquelle le législateur considère les personnes reconnues coupables ou susceptibles d’être coupables d’actes terroristes sur notre sol. Pourquoi des criminels pourraient-ils continuer à bénéficier d’une vie familiale et professionnelle normale ? À l’heure où les familles ont été séparées par des dispositifs sanitaires interminables, à l’heure où les Français subissent des contraintes sanitaires qui les empêchent de travailler sereinement ou qui les ont privés de travail, cette rédaction ne manque pas de cynisme. Les personnes coupables de terrorisme port…
Les personnes en situation irrégulière sur le territoire ne bénéficient pas de lieu de résidence fixe. Elles ne doivent donc pas être concernées par le 1o de l’article L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. La personne en situation irrégulière n’a en effet pas vocation à poursuivre une vie familiale et professionnelle sur le territoire français. Cet amendement de cohérence vise à souligner cette évidence.Il serait par ailleurs nécessaire de souligner que les personnes en situation irrégulière sur notre territoire et coupables d’actes terroristes ou visant un tel but devraient être directe…
Cet amendement, comme les précédents, est un amendement de précision visant à imposer la fermeture systématique des lieux collatéraux lorsqu’un lieu de culte est reconnu offrir un terreau fertile à l’islamisme. En outre, il substitue les faits avérés à la simple suspicion en tant que motif juridique de la mesure.
Cet amendement de suppression entend alerter le rapporteur en montrant combien sont délicates les mesures prises sur le fondement de ce projet de loi en matière de respect de l’exercice des cultes. Les actes terroristes sur notre territoire sont, pour la plupart, le fait d’un seul et même mal : un islamisme radical importé sur notre territoire par la venue en France de personnes qui haïssent notre pays. Renforcer les pouvoirs des autorités administratives pour faire fermer les lieux où sévissent ces personnes radicales est essentiel, mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’exercice de…
La rédaction actuelle de l’alinéa 3 de l’article 1er bis ne permet pas à l’autorité administrative d’avoir les mains libres pour prolonger, lorsque cela est nécessaire, la mesure d’établissement d’un périmètre de protection d’un lieu sensible. Il semble paradoxal de proposer un cadre général pour une mesure qui doit pourtant être adaptée au cas par cas. Il serait en effet disproportionné de ne pas prolonger la fermeture d’une mosquée radicale dont il a été avéré qu’elle pouvait constituer un terreau favorable au développement de l’islamisme radical et de son corollaire, actes terroristes islam…
Cet amendement vise à associer les maires, échelon trop souvent oublié de notre vie démocratique, au processus visant à contrôler le respect des seuils fixés pour lutter contre les concentrations.En l’état actuel du texte, le préfet seul a toute latitude pour fixer un seuil « par région naturelle ou par territoire présentant une cohérence en matière agricole ». Si la territorialisation de la mesure est pertinente et bienvenue, le choix de l’autorité compétente l’est moins, les collectivités territoriales risquant d’être court-circuitées par le préfet pour la fixation du seuil d’agrandissement …
Cet amendement a pour objet de supprimer l’alinéa 4, d’ordre général et déclaratif, trop vague pour avoir un véritable effet et sans aucune disposition d’ordre impératif ; il s’agit davantage de l’annonce d’une ambition que d’une mesure législative. En outre, le caractère imprécis des ambitions affichées fait courir le risque d’une interprétation subjective des objectifs mis en avant, si louables soient-ils.Les déclarations sont une chose, les mesures juridiques en sont une autre, et confondre les deux serait à mon sens une erreur. Les objectifs visés peuvent être énoncés dans l’exposé des mot…
Séance du 19/05/2021· Article 1er(suite) Il vise à soumettre l’enregistrement d’une audience non publique à l’accord préalable écrit des parties au litige, mais également de leurs conseils. Ces derniers ne sont pas mentionnés dans le texte, alors qu’ils peuvent avoir de nombreuses raisons légitimes de ne pas souhaiter l’enregistrement de leur audience.Le caractère public de la justice ne serait pas remis en cause puisqu’il ne s’agit que des audiences non publiques. Pour ce qui est de la visée pédagogique poursuivie par le dispositif, elle ne doit pas être imposée et ne sera réellement aboutie que si toutes les personnes concernées y …
Le principe de la publicité de la justice n’a jamais eu besoin d’une diffusion vidéo pour être respecté. En outre, la question matérielle – qui n’est pas abordée dans le texte – se pose. Les moyens de la justice, s’ils ont fait l’objet d’une récente amélioration, restent insuffisants : tous les acteurs du secteur s’accordent à dire que leurs moyens sont limités et que les effets de cette fameuse augmentation historique du budget se font attendre. Le dispositif prévu à l’article 1er comporte des zones d’ombre et son bien-fondé ne fait pas l’unanimité alors que certaines priorités qui, elles, fo…
Face aux différentes lacunes mises en évidence par les nombreux amendements sur cet article, il apparaît préférable de le supprimer intégralement.
Séance du 13/04/2021· Organisation des prochaines élections départementales et régionales Si le Gouvernement, par la voix du Premier ministre, semble favorable au maintien des élections au mois de juin, la presse nous annonce que le second tour serait prévu le 27 juin. Un report destiné, selon vos propres mots, monsieur le président Ferrand, à « gagner du temps de vaccination, permettre aux campagnes de se faire ». Une campagne gagnante menée en une semaine serait à inscrire au livre des records. Le report, plaidez-vous encore monsieur le président, permettrait à « ceux qui briguent la succession des sortants [de] se faire connaître, dialoguer avec les Français ». À l’heure de la c…
Séance du 13/04/2021· Organisation des prochaines élections départementales et régionales S’il faut reconnaître une qualité au Gouvernement, c’est la constance. Depuis le début de la crise sanitaire, c’est en effet avec constance que l’exécutif s’évertue, consciencieusement, à plonger les Français dans la perplexité la plus complète quant à l’évolution de la situation. Le débat sur l’organisation des prochaines élections départementales et régionales ne fait pas exception : prévenus par voie de presse, saisis par la Chambre à la dernière minute, les députés devront se contenter d’une discussion superficielle. Désormais affublés d’une voix devenue, au gré des occasions gouvernementa…
Séance du 30/03/2021· Rappel au règlement Il se fonde sur l’article 55 de notre règlement. Les députés non inscrits disposent encore, pour ce texte, d’un temps de parole de quarante secondes. Ce n’est peut-être pas très important à vos yeux, mais ça l’est pour nous. En allant très vite, peut-être pourrons-nous soutenir deux de nos amendements…
Séance du 29/03/2021· Suspension et reprise de la séance Elles utilisent l’électricité fournie par des centrales à gaz et à charbon et produisent donc des gaz à effet de serre. Les bornes nécessaires à leur chargement sont en augmentation et les énergies dites renouvelables ne suffisent pas à leur alimentation. C’est donc aussi notre souveraineté énergétique qui est en jeu.Délais resserrés, étude d’impact insuffisante, propagande idéologique, complaisance du texte avec certaines formes de pollution, qui discrédite l’ensemble de la politique gouvernementale sur ce sujet, sans compter la plaisanterie du référendum : à un an de la présidentielle, la ma…
Séance du 29/03/2021· Suspension et reprise de la séance Alors que la Convention citoyenne pour le climat a eu neuf mois pour élaborer ses propositions, les représentants de la nation démocratiquement élus n’ont, eux, que quarante-cinq heures de temps législatif programmé pour débattre de ce texte, pourtant loin d’être abouti. Des insuffisances notables de l’étude d’impact ont été soulevées ; le caractère soutenable des mesures relatives au transport aérien, par exemple, ne fait l’objet d’aucune analyse malgré le contexte de crise sanitaire dont l’impact sur ce secteur est fort. Le Conseil d’État souligne également le défaut de justification de cert…
Séance du 23/03/2021· Liberté d’instruction en France Merci pour vos réponses, mais on ne fait pas la loi sur des régimes d’exception. Je rappelle que le régime d’autorisation que vous comptez instaurer et les dérogations associées apparaissent très lourds aux familles qui désirent éduquer leur enfant à domicile.
Séance du 23/03/2021· Liberté d’instruction en France La propension de l’État à s’insinuer dans les sphères dont il doit rester détaché est inquiétante : l’immixtion permanente du législateur dans le refuge sacré que constitue la famille est un pas sans cesse franchi par le Gouvernement, et l’encadrement abusif de l’instruction en famille constitue l’un des points d’orgue de ce phénomène. À l’occasion de la loi sur le séparatisme, le Gouvernement s’est arrogé un droit inédit : le droit de soustraire à une instruction parentale des enfants qui bénéficient de l’enseignement qui leur est le plus adéquat ; le droit de revenir sur ce que le Conseil d’…
Séance du 03/02/2021· Discussion générale (suite) Encore une fois, le temps législatif programmé prive ce sujet du débat qu’il mérite. Se pose donc tout d’abord un problème de méthode, et ensuite, un problème de courage : le courage de nommer l’islamisme, que ce texte devrait avoir pour objet de combattre. Pourtant, plutôt que de le faire, il s’attaque à nombre de libertés fondamentales : certaines activités, certains acteurs seront soumis à un contrôle accru de l’État, contrôle qui s’appliquera à tous, alors que les risques qu’il a pour objet de prévenir ne concernent que les agissements d’une faible minorité, pour reprendre les mots du Cons…
Notre parti a sa différence !
Je souhaite simplement vous préciser, monsieur le ministre, que je ne fais pas partie du Rassemblement national, mais d’un parti qui s’appelle la Ligue du Sud, implanté dans le Vaucluse.
Il relève du même esprit que le précédent. Le système prévu par les alinéas 16 et 17 risque de réduire considérablement les pouvoirs des procureurs de la République, en empiétant sur leurs prérogatives. C’est pourquoi il serait plus pertinent de supprimer ces alinéas.
Il convient de simplifier le cadre légal. On ne peut être à la fois dans un régime d’état d’urgence et dans un régime de sortie de l’état d’urgence. C’est une question de clarté juridique et de transparence.En outre, la date du 1er avril est exagérée : nul ne sait où nous en serons au printemps prochain. S’il convient que le Gouvernement se prépare à l’éventualité d’une épidémie longue, il est en revanche inacceptable de restreindre les libertés durant un temps aussi long sans en rendre compte au Parlement.C’est pourquoi l’article 2 doit être supprimé, et du même coup le régime de sortie de l’…