Exposé sommaire
Cet amendement relève de 42 500 à 49 000 euros la part du bénéfice des PME imposée au taux réduit de 15 % de l’impôt sur les sociétés, soit une hausse d’environ 15 %.
Ce taux réduit concerne les PME dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros et dont le capital est détenu majoritairement par des personnes physiques. Elles font face à des difficultés qui s’accumulent, flambée du prix de l’énergie, chaînes d’approvisionnement perturbées, demande en baisse, défaillances record. Le plafond, lui, n’a pas été relevé depuis 2023, alors que l’inflation a réduit d’autant la valeur réelle de l’avantage.
Ce budget fait le choix inverse. Il épargne les plus grandes entreprises, dont la contribution exceptionnelle baisse de 2 milliards d’euros, pendant que les petites entreprises encaissent seules les chocs. Cet amendement rééquilibre l’effort au profit de celles qui créent l’emploi dans nos territoires, commerçants, artisans, entreprises du bâtiment ou de services.
Le gain, plafonné à 650 euros par an et par entreprise, est ciblé sur les plus petites structures. Il leur laisse un peu plus de trésorerie pour investir dans leur outil de travail ou financer leur besoin en fonds de roulement.