ipolitiki
Rétention administrative des familles avec mineurs · encadrer rétention administrative

Amendement n° CL17 Sans sort

M. Ugo Bernalicis FIet 16 cosignataires· Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République· déposé le 8 juin 2020· A discuter
En clair
Résumé en cours…
Article 2 · alinéa Alinéa 9

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 11 II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 8, substituer au signe : « : » le signe : « . »

Exposé sommaire

Si nous sommes pour la proscription de la rétention pour les mineurs et leur famille et donc opposés à tout aménagement faussement humaniste sur la question, nous souhaitons par cet amendement souligner le caractère choquant de la rédaction relative à la prolongation choisie par les initiateurs de la présente proposition de loi.  En effet, aux termes des alinéas 8 à 11 : Lorsque l’autorité administrative envisage de prolonger la rétention au‑delà de quarante‑huit heures, elle saisit à nouveau le juge des libertés et de la détention, qui autorise cette prolongation. Plusieurs cas de justification d’une prolongation sont énumérés : urgence absolue ou de menace d’une particulière gravité pour l’ordre public (alinéa 9) impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résultant de l’obstruction volontaire faite à son éloignement (alinéa 10) et cerise sur le gâteau : lorsque l’étranger a présenté, « dans le seul but de faire échec à la mesure d’éloignement, une demande de protection contre l’éloignement au titre du 10° de l’article L. 511 4 ou du 5° de l’article L. 521‑3 ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 551‑3 et L. 556‑1 ».  Ainsi, les étrangers qui présenteraient une demande de protection contre l’éloignement ou une demande d’asile ne seraient animés que par la volonté de faire « échec à une mesure d’éloignement ». Ce vocabulaire, qui désigne clairement les étrangers comme des individus abusant de leurs droits est indigne ! Lorsque des personnes migrantes font une demande de protection contre l’éloignement ou une demande d’asile, y compris lorsqu’elles sont déjà placées en centre de rétention, c’est parce qu’elles réclament une protection très souvent légitime !

Cosignataires

Clémentine Autain, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud, Michel Larive, Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Mathilde Panot, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Sabine Rubin, François Ruffin, Bénédicte Taurine

Scrutin public

Pas encore examiné.

« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.