Exposé sommaire
Du château de Versailles à la plus petite chapelle du Beaujolais, le patrimoine français doit être préservé et protégé. Partout en France, le petit patrimoine bâti façonne la beauté et l’identité des territoires.
Églises, châteaux, chapelles, calvaires, lavoirs, moulins, croix de chemin, bâtiments remarquables et petits édifices ruraux composent la richesse du paysage national. Tout autant que les musées, le patrimoine est vulnérable aux dégradations liées au temps, au manque d’entretien, aux actes de vandalisme et aux cambriolages.
Au-delà de leur valeur architecturale ou historique, ces lieux sont pourtant des repères essentiels de la mémoire collective nationale. Ils incarnent l’histoire des territoires, nourrissent le sentiment d’appartenance des habitants et entretiennent le lien qui unit chacun à sa région. L’État doit œuvrer à la préservation de toutes ces richesses, sans tri ni sélection, alors que leur petite taille et leur dispersion ont compliqué jusqu’à présent le financement de leur sécurisation.
Le secteur alerte : les crédits alloués aux monuments historiques sont insuffisants pour répondre à toutes les urgences. Cet amendement vise donc à ajouter 50 millions d’euros supplémentaires pour assurer la sécurisation du petit patrimoine, qui rythme et embellit le quotidien de chaque français. Ces crédits doivent permettre aux collectivités locales et aux propriétaires concernés de réaliser les travaux de restauration, de protection et de mise en sécurité des édifices patrimoniaux.
Pour des raisons de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, cet amendement compense l’apport à l’action 1 « Monuments historiques et patrimoine monumental » du programme 175 Patrimoines par la minoration à la même hauteur de l'action 1 « Soutien à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant » du programme 131 Création.